Le RAC de Nogier


Paul Nogier
PEM, médecin français né en 1908 re-découvre l’auriculothérapie dans les années 50 et, suite à différentes recherches et expérimentations, dessine la première cartographie de l’oreille en 1956. Poursuivant ses travaux et pratiquant régulièrement la prise du pouls chinois en acupuncture, il fait la découverte en 1966 d’un système de réaction du système nerveux central à toute stimulation de l’oreille et de la peau. La prise de ce pouls radial, communément dénommé Pouls ou RAC (Réflexe Auriculo Cardiaque) de Nogier va permettre de tester la réactivité et la sensibilité de l’organisme à différentes stimulations et d’agir en conséquence.

Qu’est-ce-que le RAC ?

« La formation du RAC est gérée par les centres hypothalamiques. Ceux-ci reçoivent des stimulations de la périphérie et des centres nerveux. Cet événement déstabilise l’équilibre neuro-végétatif en faveur soit d’une para sympathicotonie, soit d’une ortho sympathicotonie. Le plexus cardiaque reçoit le message produit et le répercute par ses fibres intracardiaques jusqu’au tissu nodal. Le tissu nodal va moduler l’événement mécanique au moment où les cavités auriculaires et ventriculaires, droites et gauches communiquent largement. La vibration sonore intracardiaque est alors transmise à tout l’arbre artériel et perçue comme RAC.
C’est sur ce fragment de pouls que le Dr Nogier a mis en évidence une « mobilisation » énergétique vers le pied (RAC positif) ou vers le pouls (RAC négatif).  Il est important de bien noter qu’il s’agit d’un « déplacement » de l’onde pulsatile, perçue sous le doigt, comme s’il y avait transgression de la « barrière ». Dans le service du Pr Comolet (Faculté d’Orsay), qui étudiait des modèles analogiques du pouls, Nogier eut l’impression puis la certitude que le RAC relevait non d’une variation du calibre de l’artère mais d’une onde stationnaire issue du choc de l’ondée sanguine directe et de l’onde rétrograde de réflexion au niveau des artérioles des doigts.
Dans certains cas la maladie va provoquer soit une congestion organique soit au contraire une vacuité anormale. Il s’ensuivra obligatoirement une modification du circuit et l’apparition d’un « signal de commande » sur le trajet.

Le système qui battait selon un rythme donné, va inclure à un endroit donné une pression « parasitaire » qui peut modifier les pulsations, amener des interférences, voire des troubles du rythme, des « à-coups » des « manques ».

L’obstacle ou une pression collatérale P va modifier la longueur d’onde de l’oscillation: le nœud N se déplacera alors vers l’aval ou l’amont.

Le pouls bat « en avant » ou « en arrière », comme dans le cas des RAC positifs ou négatifs. Et cette oscillation sera marquée préférentiellement au point de la barrière, élément qui intervient le plus souvent. On lit souvent dans les textes anciens que « le pouls de la barrière bat en deçà ou au delà pour signaler le chevauchement du Yin et du Yang.

Il faut cependant bien différencier : le RAC étudie un phénomène « réactif » à une stimulation, une adaptation, tandis que les pouls chinois étudient un « état » circulatoire quantitatif et qualitatif.

Cette stimulation est en fait une « micro-information ». » (Sources : sciences-energetique.com)

Utilisé en Auriculo-médecine, le RAC a été repris et développé par le Dr Claude Meunier, élève de Paul Nogier, dans l’élaboration de sa méthode dite « des satellites ».